Chapitre 4 sur 6

Accompagner la phase de floraison

À partir de maintenant, la plante ne construit plus de structure : elle remplit celle qu'elle a. Cela déplace le travail — intervenir moins, observer davantage, et vérifier une fois par semaine si l'humidité stagne entre des têtes de plus en plus denses.

Tête de cannabis en formation avec des pistils blancs à l'extrémité d'une branche, en chambre de culture
Les premiers pistils blancs — environ une à deux semaines après le passage à douze heures de lumière.

Les deux premières semaines : la plante pousse encore

Après la bascule, c'est d'abord le contraire de ce que l'on attend qui se produit : la plante continue de s'étirer, souvent beaucoup. Cela dure une à deux semaines et c'est la raison pour laquelle la hauteur à la bascule était si déterminante.

Ce n'est qu'ensuite que les premiers poils blancs apparaissent à l'aisselle des feuilles. À partir de là, l'énergie va dans les têtes et non plus dans la hauteur.

⚠ Si vous constatez pendant cette période que cela devient étroit sous la lampe, il vous reste une possibilité : attacher les branches vers le bas. ⛔ Couper n'en est plus une.

Ce que vous arrêtez maintenant

La liste est courte, mais c'est la partie la plus importante de ce chapitre.

Éclaircir — avec mesure

Deux interventions gardent du sens en floraison, toutes deux tôt et toutes deux avec parcimonie.

Retirer les branches basses qui ne reçoivent presque pas de lumière : elles ne donneront de toute façon que de petites têtes lâches et mobilisent de l'énergie mieux employée en haut. Cela se fait une fois pendant les deux premières semaines, pas en continu.

Quelques grandes feuilles posées directement sur une tête peuvent partir — elles y retiennent l'humidité. ⛔ L'effeuillage massif n'est pas une astuce de rendement : la plante remplit ses têtes avec les feuilles qui lui restent.

Soutenir les branches

Les têtes deviennent lourdes, et plus vite qu'on ne le pense. Une branche qui plie sous son propre poids en semaine sept casse en semaine huit.

Le plus simple est un filet tendu à l'horizontale au-dessus des plantes tant qu'elles sont encore assez petites — les branches qui poussent au travers se soutiennent d'elles-mêmes. Si vous avez manqué ce moment, attachez les branches une à une à des tuteurs.

⚠ À temps signifie : avant que cela paraisse nécessaire. Une branche qui plie déjà se redresse difficilement sans se casser.

Garder l'air en mouvement — le geste le plus important

Des têtes denses et un air humide immobile sont la condition dans laquelle apparaît la pourriture des têtes. Elle commence à l'intérieur d'une tête et ne se voit de l'extérieur que lorsqu'elle est installée depuis un moment — sous la forme d'une seule feuille fanée au milieu de la tête, qui se retire sans la moindre résistance.

Contre cela, aucun traitement n'aide, seulement la prévention : un ventilateur qui fait circuler l'air entre les plantes, un espacement suffisant et une extraction qui évacue réellement l'air humide.

S'y ajoute l'humidité elle-même, que l'on abaisse par paliers tout au long de la floraison. À partir de quelle valeur cela devient critique et comment cela se lie à la température figure avec le calculateur sur la page VPD. ⚠ Ici, autre chose compte davantage : regardez une fois par semaine à l'intérieur de la végétation, pas seulement au-dessus.

L'odeur

Elle augmente nettement à partir du milieu de la floraison et atteint son maximum dans les dernières semaines. Réagir à ce moment-là, c'est réagir trop tard.

Un filtre à charbon dans l'extraction est la solution habituelle. Pour qu'il fonctionne, l'air doit passer à travers et non à côté — autrement dit : la chambre doit être en légère dépression, les parois nettement tirées vers l'intérieur.

Les dernières semaines

Les têtes gagnent maintenant surtout en densité, plus en taille. En même temps, les feuilles du bas se retirent et jaunissent — normal à ce stade et sans rapport avec une carence, tant que cela progresse du bas vers le haut et que les têtes elles-mêmes restent fermes.

Les besoins en nutriments redescendent vers la fin ; le pic se situe au milieu de la floraison, pas à la clôture. Les valeurs par phase figurent sur la page pH et EC.

Le moment exact de la coupe n'est pas décidé par le calendrier mais par la plante — un chapitre entier y est consacré. Ce que vous pouvez faire d'ici là : planifier la date grossièrement et compter le séchage, qui prend encore deux bonnes semaines.

Ce qu'il faut noter à cette phase

Trois choses : le jour des premiers pistils visibles, toute anomalie sur les feuilles ou les têtes, avec sa date, et la semaine où vous avez éclairci pour la dernière fois.

Le premier point est le véritable début du temps de floraison — les indications des banques de graines s'y rapportent en général, et non au jour du changement de lumière. Noter les deux vous dira, la prochaine fois, combien de temps a duré votre propre étirement.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur la phase de floraison

Combien de temps dure la phase de floraison ?

Selon la variété, environ sept à douze semaines, et davantage pour les floraisons très longues. L'indication de la banque de graines se rapporte en général au jour des premiers pistils, pas au changement de lumière — il reste encore une à deux semaines entre les deux. Le calculateur de date de récolte additionne les deux.

Pourquoi ma plante pousse-t-elle encore après la bascule ?

C'est normal et cela s'appelle l'étirement : au cours de la première ou deuxième semaine, la hauteur double voire triple. Ce n'est qu'ensuite que l'énergie part dans les têtes. C'est pourquoi on ne bascule pas à la hauteur finale, mais à un tiers ou la moitié de celle-ci.

Puis-je encore retirer des feuilles en floraison ?

Quelques-unes posées directement sur une tête et y retenant l'humidité — oui, et tôt. ⛔ L'effeuillage massif en fin de floraison coûte du rendement : les têtes se remplissent à partir des feuilles restantes.

Les feuilles du bas jaunissent — est-ce une carence ?

Vers la fin de la floraison, c'est normal : la plante puise des nutriments dans les feuilles les plus anciennes pour les envoyer dans les têtes. Cela devient préoccupant si le phénomène apparaît tôt en floraison, remonte rapidement, ou si les têtes elles-mêmes ramollissent.

Comment repérer la pourriture des têtes à temps ?

À une seule feuille fanée ou décolorée au milieu de la tête, qui se retire sans résistance — en dessous, la tête est déjà brune à l'intérieur. ⚠ C'est pourquoi on regarde chaque semaine à l'intérieur de la végétation, pas seulement au-dessus. Les zones touchées se retirent largement.

De combien l'humidité doit-elle baisser en floraison ?

Elle s'abaisse par paliers tout au long de la floraison, parce que des têtes denses et un air humide constituent ensemble le risque de moisissure. Les valeurs cibles par phase et leur lien avec la température figurent avec le calculateur sur la page VPD.

Puis-je encore rempoter en floraison ?

Mieux vaut éviter. Le choc racinaire coûte du rendement et la plante n'a pas le temps de le rattraper. Si le pot est trop petit, le moment était la phase végétative — maintenant, seul un arrosage plus fréquent et en plus petite quantité aide.

Faut-il soutenir les branches ?

Dès que des branches plient sous le poids des têtes, oui. ⭐ Il est plus simple de tendre un filet à l'horizontale au préalable, tant que les plantes sont encore assez petites — les branches poussent au travers et se soutiennent seules.

Quand l'odeur commence-t-elle ?

Nettement à partir du milieu de la floraison, au plus fort dans les dernières semaines. Le filtre à charbon doit être installé avant ce moment — et la chambre doit être en légère dépression, pour que l'air passe à travers le filtre plutôt qu'à côté.

Quel rendement puis-je attendre ?

Cela dépend surtout de la quantité de lumière et de la surface, moins de la variété. Une fourchette réaliste plutôt qu'un chiffre rêvé est donnée par le calculateur de rendement — ⚠ les indications sur le sachet sont des valeurs maximales en conditions de laboratoire.

Regarder chaque semaine — et le consigner

Le jour des premiers pistils, chaque anomalie avec sa date : CRIS tient le journal hors ligne sur votre téléphone. Au tour suivant, vous reconnaîtrez le même schéma une semaine plus tôt.

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